Sa carrière et sa personnalité

Il aurait pu rester dans l’histoire comme le Poulidor de la droite. Eternel perdant comme Mendès et Rocard à gauche, Chaban ou Barre à droite. Deux fois Premier ministre, deux fois battu aux présidentielles… et finalement deux fois président de la République.

L’histoire de Chirac, c’est celle d’un homme complexe, raide en public, chaleureux et bon vivant en privé, séducteur et fonceur. L’amateur de tête de veau est aussi un fin connaisseur de poésie chinoise et de Sumo, et il goûte aussi bien la musique militaire que Pierre Boulez, le coca que la Corona, soeur Emmanuelle que Madonna.

L’homme pressé de la droite est un bulldozer aux revirements parfois spectaculaires. Champion d’un travaillisme à la Française dans les 70, apôtre du libéralisme économique à la Tatcher dans les années 80 et chantre de la fracture sociale dans les années 90.

Derrière la personnalité complexe de Jacques Chirac, nous découvrons un parcours politique particulièrement dense. Adoubé au début des années 60 par Pompidou. Il grandira dans son ombre, imposant son activisme. C’est de cette époque aussi que date son image de fonceur, de bulldozer ambitieux.
En 1972, Chirac devient ministre de l’agriculture et acquiert une stature de leader de la France terrienne, conservatrice, et une forte popularité dans ce monde paysan.
En mai 1974, Gisacrd d’Estaing nomme Chirac Premier ministre, mais ne laisse aucune marge de manoeuvre à son bras droit. La relation entre eux devient très vite tendue, jusqu’à la rupture de 1976, Chirac  jugeant qu’il n’avait pas les moyens de remplir sa tâche…
Sous le portrait du général de Gaulle, on le voit tout sourire, en 1977, l’année de son élection à la mairie de Paris. Un mandat qu’il allait occuper pendant 18 ans et en faire le tremplin de son ascension vers le sommet du pouvoir.
En 1995, enfin, Jacques Chirac, après deux échecs face à François Mitterrand, a fini par l’emporter contre Lionel Jospin pour accéder une première fois à la magistrature suprême. Sa seconde élection sera encore plus spectaculaire que la première. Donné, un moment, « politiquement mort » quand Balladur, son ami de trente ans, a couru contre lui, il a redressé la barre et s’est finalement imposé contre Jean-Marie Le Pen avec un score jamais atteint par un président français.
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