Bio Chirac 2/4 : Aux responsabilités

C’est en juillet 1972, qu’il devient ministre, pour l’Agriculture et le développement rural, dans le gouvernement de Pierre Messmer. A partir de ce moment-là, l’électorat des agriculteurs lui restera fidèle tout au long de sa carrière politique. Jacques Chirac ira même jusqu’à annoncer le retrait d’un projet de loi de finance qui visait à instaurer une nouvelle taxe sur les fruits et légumes, projet de loi qui a été d’ailleurs l’objet d’un fort mécontentement. Valéry Giscard d’Estaing qui était à la base de ce projet de loi, n’a pu qu’avaliser et renoncer à son projet de loi.

Début 1974, il échange son poste avec celui de Raymond Marcellin, alors en place au ministère de l’Intérieur. Georges Pompidou meurt le 2 avril 1974, il faut préparer de nouvelles élections : l’idée de Jacques Chirac est de permettre le rassemblement afin de faire union contre la gauche, mais de l’autre côté, il est aussi hostile à Jacques Chaban-Delmas. Il convainc ses amis de l’UDR (Union pour la Défense de la République), de soutenir Valéry Giscard d’Estaing contre Jacques Chaban-Delmas. Après la victoire de VGE, il est nommé Premier ministre le 27 mai 1974.

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Chirac devient Premier Ministre de VGE en 1974

Les difficultés commencent, puisqu’il y a les répercussions du choc pétrolier d’octobre 1973 qui se font sentir en France. A côté de cela, il se retrouve au gouvernement face à Michel Poniatowski et Jean-Jacques Servan-Schreiber, tous deux étant fermement anti-gaullistes. Il poussera le second à la démission, qui sera remplacé par Françoise Giroud.

Il s’investira personnellement dans la défense de certains projets du président Giscard d’Estaing, comme la question de la majorité à 18 ans, l’extension de la couverture sociale, ou encore la loi sur l’avortement. Jacques Chirac aurait aimé être reconnu comme le chef de la majorité par VGE, ce qui tend à durcir les relations entre le président et le Premier ministre; en effet, en janvier 1976, le président effectue un remaniement ministériel alors même que le Premier ministre s’y oppose, qui plus est, les ministres dont Jacques Chirac souhaitait le départ, sont maintenus.

C’est ainsi que soutenu par ses deux « éminences grises », Pierre Juillet et Marie-France Garaud, Jacques Chirac démissionne avec éclat le 25 août 1976, lors de son discours il dira même: « Je ne dispose pas des moyens que j’estime aujourd’hui nécessaires pour assumer efficacement mes fonctions de Premier ministre et dans ces conditions, j’ai décidé d’y mettre fin ».

Victime d’un accident de voiture, c’est depuis l’hôpital Cochin qu’il lancera son fameux appel, où il accuse l’UDF de Giscard, « le parti de l’étranger », d’agir au nom de l’Europe et contre les intérêts de la France.

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L’appel de Cochin

Il retrouve son siège de député dans la 3ème circonscription de Corrèze, lors de l’élection partielle, ayant lieu fin 1976. Il intègre au Parlement, la commission des affaires culturelles, familiales et sociales.

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